Quatre générations, un même réflexe

Comprendre d'où vient la marque Amadou Fitter, c'est comprendre pourquoi un médecin-consultant, des mécaniciens et un formateur en recherche peuvent travailler sous le même nom.

Avant 1957 — deux armées, un même métier

Des ateliers militaires, premiers maillons

Le métier entre dans la famille par l'arrière-grand-père d'Amadou, mécanicien dans l'armée britannique à l'époque coloniale. Son fils, le grand-père d'Amadou, suit le même chemin et devient à son tour mécanicien, dans l'armée ghanéenne après l'indépendance.

On ne connaît pas tous les détails de ces deux périodes, mais une chose s'est transmise intacte sur deux générations puis jusqu'à aujourd'hui : dans un atelier militaire, un véhicule ne ressort pas tant que la panne n'est pas vraiment réglée, pas seulement contournée.

C'est ce grand-père qui formera son propre fils, Amadou, au métier. Pas dans une école de mécanique, mais directement sous les véhicules, à l'ancienne.

1933 – 11 mai 2013

ISSIFOU Amadou, devenu « Amadou Fitter »

Né à Bawku, au Ghana, Amadou grandit dans cet atelier familial et reprend le métier de mécanicien, spécialisé dans les moteurs diesel et les véhicules gros porteurs. Il quitte ensuite le Ghana pour exercer au Togo, puis circule dans toute la sous-région au fil des chantiers et des flottes qu'on lui confie.

Le surnom « Fitter », celui qui répare, qui ajuste, qui remet en état, lui colle rapidement, au point de devenir son nom public dans toute la sous-région ouest-africaine. Les opérateurs économiques l'appellent pour gérer l'entretien de leurs parcs de camions : quand changer une pièce plutôt que tout un véhicule, comment organiser le turn-over d'une flotte pour ne pas perdre d'argent à l'arrêt.

Mais sa réputation dépasse largement la mécanique. Ceux qui le côtoient décrivent un homme capable de trouver une issue à peu près à n'importe quel problème qu'on lui soumet au point que « consulter Amadou » devient, pour beaucoup, une étape avant de renoncer à un problème. Il meurt le 11 mai 2013, à Bawku, sa ville natale, après avoir partagé sa vie entre le Ghana et le Togo.

Depuis 2013 — la 4ᵉ génération

Une famille, trois pôles, un seul profil de consultant

Après sa mort, ses enfants ne reprennent pas tous le même métier mais tous gardent quelque chose de sa façon de travailler : observer, comprendre la cause réelle, puis conseiller avant d'agir.

Plusieurs frères restent dans la mécanique lourde : vente de pièces détachées, d'huiles, et maintenant une formation pratique pour transmettre à leur tour les savoir-faire en maintenance diesel et engins lourds.

Le Dr Aboudourazak Amadou, lui, devient médecin généraliste en 2014, puis bâtit au fil des années un profil de consultant complet dans l'industrie de la santé : médecine-conseil en assurance, gestion hospitalière, distribution de dispositifs médicaux, promotion pharmaceutique. En parallèle, il accompagne étudiants, chercheurs et institutions en méthodologie d'enquête et de recherche clinique. Un terrain très différent de la mécanique mais le même réflexe familial : face à une situation complexe, conseiller avec rigueur plutôt que proposer la solution la plus rapide.

C'est ce point commun, quatre générations de personnes vers qui l'on se tourne pour résoudre un problème, qui justifie de réunir ces activités sous un seul nom : Amadou Fitter.

Mon père trouvait des solutions aux problèmes de tous ceux qui l'approchaient. C'est exactement ce qu'on essaie de continuer, chacun dans son domaine. Dr Aboudourazak Amadou